Cette affaire démarre dix ans plus tôt, lorsque Ruggero, un Italien « très pieux », mène une enquête sur la famille de Jacques Fesch, condamné à mort et exécuté en 1957 pour avoir tué un policier à Paris et qui serait en cours de béatification… Il avait trouvé la foi derrière les barreaux.
Il tente de vendre sa maison en viager pour 900 000 €
Cette veuve vit d’une rente trimestrielle de 10000 €. Ruggero ne travaille pas et vit à ses crochets en se montrant gourmand : il tente de vendre sa maison en viager pour 900000 €, transaction bloquée car la maison est au nom propre de la victime ; il lui fait signer des reconnaissances de dettes et vend du mobilier et des œuvres d’art à des amis.
« Au cours de cette relation, explique une source proche de l’affaire, cet homme a isolé la victime en lui interdisant de téléphoner et de fréquenter sa famille et ses amis. » Il se marie religieusement avec elle en Italie. Une union sans valeur pour l’état civil.
En juillet 2011, l’état de santé mentale de la vieille dame se dégrade. Un curateur est nommé. Il remarque que Ruggero, qui n’a aucun droit sur son compte bancaire, tente d’y retirer de l’argent. Il dénonce cette situation, d’autant que Ruggero veut prendre sa place de curateur avant de tenter de fuir avec son « épouse » en Italie. Mais cette dernière ne peut quitter le territoire. Les enfants finissent par déposer une plainte au commissariat du Vésinet.
Lundi, le quadragénaire est convoqué et placé en garde à vue. La veuve est interrogée par la police et confie que l’homme lui fait peur. Malgré une altération du discernement, elle affirme qu’elle ne souhaite pas aller en Italie et se dit très contente de son curateur. Ruggero, lui, nie tout. Il soutient qu’il s’agit d’une histoire d’amour. « L’amour n’a pas d’âge », confirme-t-il devant le juge de la détention.
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