Le 10 octobre 2007, le pompier-volontaire Daniel Hosdez mourrait dans l'incendie d'une supérette du centre de Bailleul. Quatre ans après, alors que quatre pompiers sont mis en cause, l'instruction est en panne.
Cela fait maintenant près de huit mois qu'aucun acte d'instruction n'a été réalisé dans l'enquête sur la mort de Daniel Hosdez, pompier-volontaire mort au feu le 10 octobre 2007, dans une supérette de Bailleul.
Son décès avait suscité beaucoup d'émotion dans la région, notamment au sein des pompiers. Et le président Nicolas Sarkozy était venu en personne présider la cérémonie nationale d'hommage qui avait été organisée.
Trois juges successifs
Une information judiciaire avait rapidement été ouverte, l'intervention autour de la supérette en flammes, ayant conduit à la mort de Daniel Hosdez, ayant été qualifiée de « gigantesque fiasco » par le procureur d'Hazebrouck de l'époque, Ludovic Duprey, qui évoquait alors des dysfonctionnements dans la chaîne du commandement, avec en toile de fond, des problèmes de communication entre pompiers professionnels et volontaires.
En décembre 2007, un capitaine profesionnel, devenu depuis commandant, était mis en examen pour « homicides involontaires et blessures involontaires ». Depuis, trois autres pompiers ont été entendus comme témoins assistés : un colonel professionnel et deux pompiers volontaires.
La question qui se pose depuis le début de l'enquête est de déterminer si Daniel Hosdez devait ou non pénétrer dans la supérette et, le cas échéant, qui lui avait donné l'ordre de le faire. La chaîne des responsabilités est très difficile à établir.
L'instruction a été ralentie par plusieurs facteurs : d'abord, la bataille d'experts qui se joue depuis le début de l'enquête, avec des lectures très différentes des règlements opérationnels qui président aux interventions de secours.
Deuxième frein : le juge actuellement en charge du dossier est le troisième à hériter du dossier. Deux juges se sont succédé au tribunal d'Hazebrouck, avant qu'un juge dunkerquois ne récupère l'instruction lorsque le tribunal des Flandres a été rayé de la carte judiciaire.
Supplément d'information rendu le 18 novembre
Enfin, en février, l'instruction a été stoppée par une demande d'acte formulée par l'avocat d'un des pompiers volontaires entendus comme témoin assisté. La demande ayant été rejetée par le juge, l'avocat, Me Hugues Febvay, a interjeté appel de ce refus. Et pour se décider, la cour d'appel a elle-même décidé d'un supplément d'information qui a été confié à un magistrat de la chambre de l'instruction de Douai.
Celui-ci doit faire connaître son rapport le 18 novembre prochain. La cour aura alors un mois pour trancher. Le renvoi au tribunal comme le non-lieu demeurent des options ouvertes dans ce dossier. Mais l'épilogue de l'affaire ne semble décidément pas imminent
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/10/10/quatre-ans-apres-l-instruction-sur-la-mo.shtml
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire