En six mois, cinq animaux ont été empoisonnés dans les environs de Cramant. Un homme, dont le chien a été victime, se bat pour éviter que les choses n'empirent.
AUJOURD'HUI retraité, Alain Chochina, du fait de ses activités de chasseur, a toujours eu des chiens. « Des épagneuls français qui courraient tous régulièrement. »
Seulement, au fil du temps, la santé de l'ancien instituteur s'est dégradée. Un problème au genou l'a empêché de courir à côté de son chien, au point que la dernière, Urga, était habituée à « courir à côté de la voiture, répondre à toutes les injonctions et surtout s'arrêter en cas de croisement ».
C'est d'ailleurs ce qu'elle faisait tôt le matin du 24 mai de cette année, alors que son maître allait rendre service à une amie, mais la nature d'un chien de chasse reprend facilement le dessus et, à Cramant, la chienne s'est échappée « dans un savart, très souvent rempli de lapins ». Le temps de la rappeler à l'ordre et de la faire monter dans la voiture, le mal est fait. Dix minutes plus tard, elle vomit et écume. Deux heures après, et malgré l'intervention d'un vétérinaire, Urga meurt.
Enquête privée
Le lendemain, M. Chochina va porter plainte du fait de l'empoisonnement manifeste, mais il ne s'arrête pas là. Depuis deux mois et demi, il mène sa propre enquête afin d'éclaircir cette affaire, et trouve régulièrement des éléments tangibles.
Tout d'abord le lendemain de l'empoisonnement, alors qu'il retourne sur les lieux, « à proximité du terrain de football ». C'est là qu'il rencontre une habitante de Cramant en train de promener ses deux chiens et qu'il la prévient. « Sa réaction a été immédiate, elle m'a dit que ça recommençait », explique-t-il. En effet, l'un des animaux de cette femme a également été victime d'un empoisonnement, mais au mois de février.
Tests en laboratoire « trop chers »
Quelque temps plus tard, c'est un autre ami qui possède un chien, « qui, il y a moins de six mois, a été empoisonné dans le secteur ».
Si ces deux animaux ont pu être sauvés, ils conservent des séquelles, mais surtout, « ils ne sont pas les seuls à avoir été victimes de la chose ».
Il y a tout juste deux jours, un vétérinaire des environs a fait état d'un nouveau cas, toujours les mêmes symptômes, sur un chien. À cela, il faut ajouter un chat et un renardeau retrouvé mort.
Alors que du côté de la gendarmerie, « l'enquête avance », Alain Chochina affirme que « de toute façon, les tests en laboratoire sur les animaux coûtent beaucoup trop cher » et donc qu'il sera « très compliqué de savoir ce qui peut être incriminé ».
Pour lui, tout de même, deux pistes sont envisageables. « Celle de l'empoisonnement volontaire de chiens », bien qu'elle ne soit que peu probable, ou, plus crédible, « la conséquence de la tentative d'empoisonnement des renards, présents en grand nombre dans le secteur, sans doute à base de curater ». Un produit longuement employé dans l'agriculture et désormais interdit.
Dans un cas comme dans l'autre, l'empoisonneur court toujours et les cas se multiplient.
http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/il-enquete-apres-la-mort-suspecte-danimaux-serie-dempoisonnements-a-cramant
1 commentaire:
Volontaires ou pas ces empoisonnements constituent un délit grave,il est complètement irresponsable de déposer des poisons à même le sol n'importe où.
Je vous manifeste mon soutien et espère fortement que ce ( ou ces) délinquants seront démasqués , la bêtise à visage découvert remet les choses en place.
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