L'enquête progresse en Argentine sur le meurtre de Cassandre Bouvier et de Houria Moumni, retrouvées mortes dans la réserve naturelle de la Quebrada de San Lorenzo le 29 juillet. Le Parquet de Salta a révélé, vendredi soir, qu'une quatrième balle avait été retrouvée non pas "sur la scène du crime proprement dite mais dans un endroit plus reculé que celui où ont été découverts les corps". Jusqu'à cette découverte, la police ne disposait que de deux balles retrouvées sur le sol de la scène du crime et d'une autre extraite du crâne de l'une des deux jeunes filles.
Nous allons la comparer avec la carabine" utilisée lors du meurtre, a déclaré Marcelo Baez, porte-parole du parquet. Car cette quatrième balle pourrait aussi avoir été tirée par une autre arme que la carabine de calibre 22 de marque Bataan. Dès jeudi, le parquet avait en effet révélé que "deux types de projectiles de même calibre" avaient été retrouvés avaient été retrouvés par terre dans la zone du crime, après avoir touché l'une des deux victimes.
Deux hommes fortement soupçonnés
Ces nouveaux indices viennent renforcer la piste d'un deuxième tueur, évoqué par la police argentine dès jeudi. Après la publication des analyses préliminaires d'ADN, l'étau s'est resserré vendredi sur deux des sept personnes actuellement en détention : Daniel Octavio Vilte Lasi, 23 ans, principal suspect du double homicide et premier à avoir été arrêté par la police, et son cousin Gustavo Lasi, lui aussi âgé de 23 ans. "Ces éléments (ADN), ainsi qu'une série de pistes établies par écoutes téléphoniques réalisées après l'activation du portable des jeunes Françaises, impliquent plus fortement Vilte dans le crime, au même niveau que Gustavo Lasi", a précisé M. Baez.
Depuis son arrestation, Daniel Octavio Vilte Lasi continue de nier les faits, malgré les témoignages incriminants de deux autres suspects. "Il affirme que le 15 juillet, il était en train de regarder la télévision chez lui. Mais cela entre en contradiction avec le témoignage de son épouse qui dit qu'elle était au supermarché entre 18h00 et 20h00 alors que son mari n'était pas" à la maison, avait déclaré jeudi matin M. Baez, au lendemain de l'audition du suspect. Santos Clemente Vera et Omar Dario Ramos ont reconnu leur implication dans le meurtre des deux Françaises et accusent Daniel Octavio Vilte Lasi d'avoir tiré les coups de feu mortels.
Les résultats définitifs des tests ADN connus lundi
Gustavo Lasi a lui été accusé par sa petite amie, Maria Fernanda Canizares, elle aussi arrêtée, d'avoir dissimulé l'arme qui avait servi à tuer les deux Françaises. Les corps des deux étudiantes avaient été découverts par d'autres touristes, le 29 juillet, dans des fourrés. La date de l'agression, le 15 juillet, peu après leur entrée sur le sentier de la Quebrada (gorge) de San Lorenzo, a pu être déterminée grâce à des clichés récupérés dans l'appareil photo numérique d'une des deux Françaises. Les conclusions des expertises légistes révélées vendredi confirment que le décès des jeunes femmes est intervenu entre 13 et 14 jours avant la découverte des corps, soit le 15 ou le 16 juillet, selon M. Baez.
Les résultats des analyses des échantillons de sperme et de cheveux prélevés sur le corps des victimes ne seront pas connus avant lundi à la mi-journée. Vendredi, une centaine d'habitants de la province de Salta ont manifesté pour réclamer que la police élucide les autres crimes que le meurtre des Françaises. En cause : le manque d'avancées dans l'enquête sur le meurtre de Cintia Fernandez. Cette jeune femme de 28 ans a été retrouvée morte, étranglée le 3 mai. Et aucune arrestation n'a eu lieu depuis.http://lci.tf1.fr/monde/amerique/francaises-tuees-en-argentine-une-4e-balle-retrouvee-6640173.html
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