jeudi 4 août 2011

Françaises tuées en Argentine : des vêtements retrouvés mais pas de tente

Des vêtements qui pourraient appartenir aux victimes ont été découverts". L'annonce faite mercredi par le Bureau de presse de la police de la province de Salta, en Argentine, vient confirmer les informations données par un témoin. En revanche, les policiers argentins ont démenti avoir retrouvé une tente.
Ces vêtements, susceptibles d'avoir appartenus à Houria Moumni, 24 ans, et Cassandre Bouvier, 29 ans, ont été retrouvés "au beau milieu de la Quebrada" de San Lorenzo, la réserve naturelle recouverte de forêts où des randonneurs avaient découvert vendredi dernier les cadavres des deux étudiantes françaises.

Toute la journée de mercredi, les policiers ont poursuivi "le ratissage du terrain" sur la demande du juge d'instruction chargée de l'enquête, Martin Perez. Un ratissage qui fait suite à une information clef fournie par un villageois. Ce dernier a affirmé avoir aperçu une tente de camping près des lieux du crime et avoir entendu des coups de feu dans la nuit du 16 juillet, soit 10 jours avant la date supposée de l'assassinat des deux jeunes femmes.

Or c'est cette période de 10 à 15 jours avant la découverte des corps le 29 juillet que les enquêteurs n'ont jusqu'ici pas réussi à retracer. "Il y a un laps de temps sur lequel nous n'avons absolument rien. Aucun élément entre le 15 juillet et le jour de la découverte des corps. Nous n'avons ni témoignages, ni indices ", expliquait mardi encore le juge argentin en charge de l'affaire. Celui-ci a aussi reçu les familles des victimes.

Ce dont dispose la police

En l'absence de véritable suspect -l'homme actuellement détenu est "seulement" soupçonné d'avoir vendu une arme similaire à celle qui a servi à tuer les deux Françaises-, l'enquête se portait mercredi essentiellement sur les extraits d'ADN et les balles récoltés sur les lieux du crime. Les enquêteurs disposent en effet "de cheveux de l'assassin et de sperme d'un des violeurs" pour pouvoir "les identifier avec 99% de certitude. Ils ont aussi les balles tirées sur les victimes", précisait ainsi le quotidien national Clarin, qui suit l'affaire de près depuis ses débuts, citant des sources judiciaires. Ils restent aussi sur la trace de quatre touristes argentins de Cordoba et d'un guide qui se trouvaient sur place en même temps que les victimes lorsqu'elles sont entrées sur le site, selon le quotidien.

Pendant ce temps, les familles des victimes se trouvent à Salta depuis mardi en compagnie de l'ambassadeur de France en Argentine. Elles devaient finir dans les prochaines heures de remplir les formalités d'identification et de rapatriement des corps. Ce qui pourrait arriver jeudi ou vendredi, tandis qu'une enquête préliminaire pourrait être ouverte en France.

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