Le 25 décembre 2009, José-Anne Bernard succombait d'un arrêt cardiaque à l'âge de 72 ans. Une mort qui pourrait ne pas être naturelle.
Depuis des mois, cette Niçoise résidant juste au-dessus d'un pressing, au 33, boulevard Gioffredo, se plaignait des émanations nauséabondes qui envahissaient son appartement. L'autopsie devait, en effet, permettre de retrouver dans presque tous les organes de la malheureuse victime, des traces importantes de perchloroéthylène, un dégraissant industriel extrêmement toxique.
Une information judiciaire a d'ailleurs été ouverte par le parquet de Nice.
Dans le cadre de cette instruction, le 28 juin dernier, le propriétaire du Pressing Lafayette devait se présenter devant le juge en vue de son éventuelle mise en examen pour « homicide involontaire ».
Mise en cause des services administratifs
Mais, il n'a pas daigné déférer à cette convocation. Aujourd'hui, sans attendre la reconvocation du gérant du pressing incriminé, Frédéric, le fils de José-Anne Bernard, a décidé de déposer une nouvelle plainte. Pour négligence, mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger. Cette dernière action en justice est libellée contre X. « Elle vise en fait tous ces services administratifs que nous avions alertés et qui ont laissé mourir ma mère à petit feu, précise Frédéric Bernard. J'en veux plus particulièrement à la préfecture et à tous ces cols blancs qui n'ont pas su la protéger malgré nos nombreuses sollicitations. Je sais que ça ne fera pas revenir ma mère. Mais, plus jamais, que de tels drames ne puissent se reproduire à l'avenir. »
Frédéric Bernard entend bien mettre chacun devant ses responsabilités.
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