vendredi 22 juillet 2011

Cinq arrestations après le meurtre du retraité

La terrible mort de Zivan Jovanovic, au foyer de retraités de Noisy-le-Sec, va peut-être trouver un épilogue. Cinq personnes ont été arrêtées, à Paris et en Seine-Saint-Denis, mercredi. Deux d’entre elles, dont une femme, travaillaient dans le foyer. Trois personnes étaient encore en garde à vue hier. Ces deux hommes et cette femme devaient ensuite être déférés devant la justice. L’hypothèse d’un crime crapuleux, pour quelques centaines d’euros, pourrait être envisagée.

Des retraits avec sa carte bleue

Zivan Jovanovic a été retrouvé mort le 24 mai, pieds et poings liés, le visage au sol, dans la chambre qu’il occupait, au foyer de l’Avenir, à Noisy-le-Sec. L’autopsie a conclu à une mort par asphyxie, pouvant être liée à plusieurs facteurs, la position dans laquelle il se trouvait mêlée à un état de panique. En clair, l’asphyxie n’aurait pas été provoquée directement par le ou les agresseurs, dont il faudra aussi déterminer s’ils savaient que l’homme était mort à leur départ, ou bien s’il est décédé après.

Le corps de Zivan Jovanovic avait été découvert au moment du repas par le gardien, inquiet par l’absence à table de ce retraité de 78 ans. L’appartement était sens dessus dessous. La carte bleue et le portefeuille de la victime étaient manquants.

Plusieurs retraits ont eu lieu après les faits dans des distributeurs de Seine-Saint-Denis, pour quelques centaines d’euros au moins. La brigade criminelle a pu remonter la piste de plusieurs suspects, ayant eux aussi des origines en Europe de l’Est. Ils ont entre 18 et 67 ans, la femme est âgée de 29 ans.

Ancien couturier, Zivan Jovanovic vivait depuis deux ans et demi dans cette résidence. Il avait quitté la maison familiale à quelques rues de là, sans explications. Sa femme, Zagoka, avait tenté, en vain, de lui parler à deux reprises, nous avait-elle confié le 24 mai, au moment de la découverte du meurtre. Zivan avait coupé les ponts avec son épouse et son fils unique, Radoslav, selon lequel « il y avait quelque chose qui n’allait pas », chez son père, qu’il savait porté sur l’alcool mais pas violent. Au foyer de l’Avenir, le directeur du centre communal d’action social dépeignait lui, un homme « courtois, cordial, discret et apprécié ».

Selon le maire (Nouveau Centre) Laurent Rivoire, ce drame n’a pas plongé la résidence dans la psychose. « Le soir même, on a mis en place une cellule de soutien psychologique, explique l’élu, mais tout le monde a compris que ce n’était pas le foyer qui était visé, mais cet homme précisément. »
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/cinq-arrestations-apres-le-meurtre-du-retraite-22-07-2011-1541075.php

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