Le journaliste-écrivain Patrick Poivre d’Arvor, déjà accusé de plagiat en début d’année pour sa biographie d’Hemingway, est assigné mercredi en justice par une ex-compagne pour contrefaçon et atteinte à l’intimité de la vie privée, cette fois pour son roman « Fragments d’une femme perdue ». L’audience, devant la 17e chambre civile du TGI de Paris, avait été initialement programmée le 9 février, mais reportée au 8 juin en raison d’un mouvement de protestation dans la magistrature. L’ancien présentateur vedette du JT de TF1 ne sera pas présent personnellement, mais représenté par son avocat, Me Francis Teitgen.
La réalité affrontant la fiction
Agathe Borne, qui porte l’accusation, reproche à PPDA d’avoir publié dans son roman les lettres d’amour qu’elle lui avait adressées et qu’il s’en soit attribué la paternité. Selon son avocat, Me Dubois, « c’est une atteinte au secret des correspondances », car « en les écrivant, Mme Borne n’aurait jamais pensé qu’elles auraient pu être divulguées ».
L’avocat de PPDA invoque le pouvoir de la fiction pour défendre son client : « C’est un pur roman, et comme tous les romans qui peuvent raconter une histoire d’amour, c’est un patchwork de sa vie », dit-il. « On peut certes retrouver certaines traces d’Agathe Borne dans l’ouvrage », concédait Me Teitgen, « mais pour Patrick, plusieurs femmes font une femme ».
L'image écornée de PPDA
L'ancien journaliste star de TF1 a déjà vu sa réputation écornée par plusieurs affaires. Le 16 décembre 1991, il annonce la diffusion d'une interview de Fidel Castro en ouverture du 20h. Télérama révélera pourtant qu'il s'agit d'un montage dans lequel les questions du journaliste, filmées après coup, avaient été insérées en amorce des réponses de Castro, qui à l'origine étaient prononcées au cours d'une conférence de presse.
En 1996, il sera condamné à 15 mois de prison avec sursis et de 200 000 francs d'amende (30.000 euros) pour recel d'abus de biens sociaux par la Cour d'appel de Lyon dans le cadre de l'affaire Botton. Il fut reproché au présentateur du JT d'avoir profité entre 1987 et 1992 de voyages, séjours et repas (pour un montant total estimé à plus de 80.000 euros) entièrement payés par Pierre Botton. Autant de cadeaux qui étaient destinés à favoriser le passage sur TF1 de Michel Noir, député puis maire de Lyon et beau-père de Pierre Botton.
Enfin en début d'année, L'Express a accusé le journaliste de plagiat dans la rédaction d'une biographie d'Hemingway à paraître. Selon l'hebdomadaire, il avait repris près d'une centaine de pages d'une biographie signée par l'Américain Peter Griffin, aujourd'hui décédé. L'éditeur (Arthaud) et PPDA ont plaidé la thèse de l'erreur matérielle - une version de travail non corrigée avait été envoyée à quelques journalistes - et, fin janvier, l'ouvrage est sorti avec des passages supprimés, quinze pages de références et une bibliographie citant notamment l'auteur américain.
1 commentaire:
PATRICK POIVRE D'ARVOR, AUTEUR SANS TALENT
Consternante de fadeur, la plume de Patrick Poivre d'Arvor !
Tant dans ses livres que sur son blog officiel http://www.poivredarvor.com/ (où j'ai même relevé quelques fautes).
Aucun style. Peu d'imagination. Beaucoup de clichés.
Platitudes, bavardages, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles, la plupart du temps sur un ton familier.
Sans éclat.
Une écriture terne à la portée du quidam normalement éduqué et honnêtement instruit sachant construire des phrases (et encore, en faisant abstraction des quelques fautes rencontrées sur son blog).
C'est du niveau d'un rédacteur honorable de classe de seconde, mais guère plus.
Voilà le talent de plume de ce personnage public assimilé par certains à un authentique écrivain !
Patrick Poivre d'Arvor n'a aucun talent d'écrivain, je ne comprends pas que ses "admirateurs" ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigeant devrait s'en rendre compte (moi, je m'en suis aperçu au bout de deux pages).
Entendons-nous bien, je n'ai personnellement rien contre ce monsieur. Il est parfaitement libre de se prétendre écrivain de la même manière qu'un vulgaire cancre de classe de sixième est libre d'affirmer être un petit génie incompris...
Il a le droit de se proclamer écrivain, disais-je... Á ses risques et périls car il faut reconnaître que ce journaliste se targuant de défendre la littérature et d'aimer les Belle Lettres ne sait tout simplement pas écrire.
Je le dis sans méchanceté ni ironie, son écriture incolore, sans flamme, sans saveur, sans odeur est plus adaptée aux recettes de cuisine allégée qu'aux romans.
Aussi devrait-il s'abstenir de faire l'écrivain. Á l'image de Bernard Pivot qui, plus décent, préfère donner la parole aux vrais auteurs au lieu de tenter de les singer.
Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs avec une plume aussi pâle ?
Raphaël Zacharie de IZARRA
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