Mais qui est-elle, cette femme âgée d'une quarantaine d'années découverte sans vie et dévêtue dans les eaux du canal de Saint-Quentin, à Noyelles-sur-Escaut ? ...
Hier après-midi, 24 heures après la macabre découverte faite par une passante (lire notre édition d'hier ), la victime était toujours une inconnue. Son portrait en noir et blanc, réalisé semble-t-il depuis la morgue et présenté par les enquêteurs, n'aurait rien évoqué, ou pas grand-chose, aux commerçants de la commune, ni aux élus questionnés. « Cette femme ne me dit rien », répète encore ce commerçant de Noyelles, comme il l'a indiqué aux gendarmes, sur le pied de guerre depuis la veille.
Clairement, il s'agit d'un handicap : « Car l'identité doit permettre d'orienter les investigations », explique le capitaine Breguiboul, officier de communication. Un nom permettrait au moins de partir sur une piste. C'est donc dans cette perspective que les militaires ont déployé d'importants moyens tout au long de la journée. Hier matin, l'hélicoptère de la gendarmerie, équipé de puissantes caméras, a survolé le canal et ses proches alentours afin de détecter tout élément pouvant contribuer à une identification (des vêtements, des papiers, introuvables apparemment) mais aussi, afin de repérer « le point de mise à l'eau ».
Un « point » qui se situerait forcément entre les deux écluses qui sillonnent cette partie du canal, l'écluse de Marcoing et celle de Cantaing-sur-l'Escaut. Il est en effet difficile d'imaginer que le corps ait pu franchir l'un des deux barrages. De même, n'aurait-il pas pu être transporté par le mouvement d'une péniche : il aurait alors été sans doute « abîmé » par une hélice.
Donneront-ils des pistes concrètes ? Une certitude : les gendarmes attendent beaucoup de l'autopsie qui doit être pratiquée ce jeudi après-midi.
Celle-ci permettra de lever le doute quant à l'âge précis de la victime. Et peut-être indiquera-t-elle la date approximative du décès, ou tout au moins, si le corps a séjourné longtemps ou non dans l'eau. Question primordiale pour la suite des investigations, cet examen devrait spécifier également les causes de la mort. De là, pourra-t-on peut-être privilégier une piste (suicide ? accident ? meurtre ?) et comprendre les raisons pour lesquelles la victime était dévêtue.
Un peu moins de 48 heures après la macabre découverte, le mystère reste donc entier. Ce qui n'a toutefois pas l'air de perturber les promeneurs croisés hier sur les bords du canal...
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/Cambrai/2011/06/09/article_corps-repeche-devetu-dans-le-canal-les-r.shtml
Clairement, il s'agit d'un handicap : « Car l'identité doit permettre d'orienter les investigations », explique le capitaine Breguiboul, officier de communication. Un nom permettrait au moins de partir sur une piste. C'est donc dans cette perspective que les militaires ont déployé d'importants moyens tout au long de la journée. Hier matin, l'hélicoptère de la gendarmerie, équipé de puissantes caméras, a survolé le canal et ses proches alentours afin de détecter tout élément pouvant contribuer à une identification (des vêtements, des papiers, introuvables apparemment) mais aussi, afin de repérer « le point de mise à l'eau ».
Un « point » qui se situerait forcément entre les deux écluses qui sillonnent cette partie du canal, l'écluse de Marcoing et celle de Cantaing-sur-l'Escaut. Il est en effet difficile d'imaginer que le corps ait pu franchir l'un des deux barrages. De même, n'aurait-il pas pu être transporté par le mouvement d'une péniche : il aurait alors été sans doute « abîmé » par une hélice.
Recoupement avec les disparitions inquiétantes
Des plongeurs ont également exploré le canal, de part et d'autre du pont de Noyelles-sur-Escaut. Des recherches dont les résultats n'ont pas filtré, mais qui, en tout cas, ont duré une bonne partie de la journée. Par ailleurs, des recoupements ont été effectués avec les disparitions inquiétantes signalées ces derniers jours auprès des forces de police et de la gendarmerie. Ils étaient toujours en cours hier soir, selon l'officier de communication.Donneront-ils des pistes concrètes ? Une certitude : les gendarmes attendent beaucoup de l'autopsie qui doit être pratiquée ce jeudi après-midi.
Celle-ci permettra de lever le doute quant à l'âge précis de la victime. Et peut-être indiquera-t-elle la date approximative du décès, ou tout au moins, si le corps a séjourné longtemps ou non dans l'eau. Question primordiale pour la suite des investigations, cet examen devrait spécifier également les causes de la mort. De là, pourra-t-on peut-être privilégier une piste (suicide ? accident ? meurtre ?) et comprendre les raisons pour lesquelles la victime était dévêtue.
Un peu moins de 48 heures après la macabre découverte, le mystère reste donc entier. Ce qui n'a toutefois pas l'air de perturber les promeneurs croisés hier sur les bords du canal...
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/Cambrai/2011/06/09/article_corps-repeche-devetu-dans-le-canal-les-r.shtml
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