mercredi 6 mai 2015

Un homme retrouvé mort en forêt de Compiègne, un couteau planté dans le coeur

Le corps d'un automobiliste a été découvert mardi en forêt de Compiègne (Oise) avec un couteau dans le coeur, à proximité de sa voiture accidentée, a-t-on appris mercredi 6 mai de source judiciaire.

La voiture de cet homme, dont la disparition avait été signalée par un proche, a été découverte lundi 4 mai avec des traces de sang à proximité et le corps 24 heures plus tard, a indiqué le procureur de Compiègne, Stéphane Hardouin.

Un chauffeur de taxi parisien


L'homme, un chauffeur de taxi parisien âgé de 43 ans, n'avait semble-t-il "pas de proche dans la région de Compiègne", selon le procureur.

"Nous avions eu le signalement qu'une personne avait disparue, ne s'était pas présentée à son travail et donc, cette personne a fait l'objet au départ d'une enquête pour disparition inquiétante", a affirmé le procureur.

Pas de piste privilégiée


S'il qualifie cette découverte d'"atypique", M. Hardouin affirme n'écarter aucune piste, faute d'éléments d'enquête objectifs. Une première autopsie doit avoir lieu jeudi, alors que les enquêteurs procèdent parallèlement à de nombreux relevés sur la voiture accidentée.

Le corps, retrouvé sur le ventre, était à environ 300 mètres de la route où la voiture a été découverte la veille, entre les communes de Saint-Jean-aux-Bois et Pierrefonds. "Les enquêteurs ont retourné le corps au moment des constatations et ont découvert un opinel qui était planté au niveau du coeur", a déclaré M. Hardouin.

L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Compiègne.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2015/05/06/un-homme-retrouve-mort-en-foret-de-compiegne-un-couteau-plante-dans-le-coeur-719685.html

dimanche 3 mai 2015

De la Franche-Comté à la Bourgogne en passant par la Lorraine : ces femmes qui aiment des monstres

Besançon. C’était le vendredi 24 avril dernier, devant le tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône. Laure, 44 ans, écopait de trois ans de prison dont deux avec sursis et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique ou dans l’administration pénitentiaire. Son délit ? Avoir, nous raconte « Le Bien Public », aidé un détenu dont elle avait la surveillance à tenter de s’évader en juillet 2010 du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire). Le mobile de son acte, dans lequel la gardienne avait entraîné son propre fils comme complice ? « J’étais follement amoureuse de lui », a confié la prévenue. Avant de reconnaître avoir également « entretenu des relations illicites » à deux reprises avec un autre détenu lors de permissions. « Amoureuse sans limites, c’était de la folie… », a tenté de résumer son avocat à l’audience.
La dérive professionnelle de Laure, ou les coups de foudre ressentis à la lecture d’un journal ou devant un reportage télé par des femmes sans histoires pour les plus repoussants des criminels, sont devenus des « classiques » de l’univers carcéral. Ce sujet, qui intrigue tant il heurte le sens commun, a passionné Isabelle Horlans. Au point que la journaliste, chargée autrefois des faits-divers à « L’Est Républicain » à Besançon, puis rédactrice en chef à Canal + notamment, a choisi d’y consacrer un livre enquête. Son investigation l’a menée dans plusieurs régions françaises mais aussi aux États-Unis.
Outre-Atlantique, le phénomène a pris une ampleur considérable. Là-bas plus qu’ailleurs, des femmes quittent parfois maris et enfants, sacrifient confort et carrières ou dilapident leurs économies ou fortunes afin de se consacrer – plus « âme » que « corps » – à des condamnés à perpétuité ou à des pensionnaires de « couloirs de la mort ». Comme l’expliquait Eric Messick, le porte-parole de la prison californienne de San Quantin : « Les assassins les plus connus sont les plus populaires auprès des femmes. »

« Entre belles et bêtes »

Au fil des pages, on découvre ainsi que les détenus meurtriers de leurs épouses et compagnes… sont particulièrement appréciés par leurs fans. Les violeurs, paradoxalement, en attirent certaines autres. Il est possible, dans un pénitencier, d’être à la fois dépeceur et héros d’une bluette. Le syndrome, curieusement, épargne les hommes, peu sensibles aux charmes d’une tueuse recluse. Sans doute parce que la gente masculine se méfie des femmes de pouvoir, quelle que soit la nature de celui-ci, avancent des experts. Les « killer groupies » américaines, à l’inverse, sont prêtes à tout, du pire au meilleur. Quand le prisonnier accepte la relation, forcément platonique, puisque c’est lui seul qui en décide, elles peuvent passer des décennies à lui écrire, lui téléphoner, lui rendre visite. Sans véritable espoir bien que plusieurs se marient avec des criminels en détention. C’est « l’amour impossible » qui est sacralisé, supposent avocats, psychiatres, criminologues et magistrats interrogés par Isabelle Horlans pour « éclairer » ces aventures « entre belles et bêtes ».
L’ouvrage, documenté, enlevé, se lit comme un roman. Le crime ne laisse pas insensible et chaque histoire rapportée, chaque témoignage recueilli, renforce notre doute sur les pulsions humaines et leurs frontières.
En France, le climat est certes moins paroxystique. La journaliste s’y penche plutôt sur les « liens interdits » tissés dans les prisons : le directeur de la maison d’arrêt de Versailles et sa love story avec la jeune « appât » du « gang des barbares », le terroriste Carlos et son avocate Isabelle Coutant-Peyre, la rencontre de Béatrice Dalle et du violeur Guénaël Meziani, qui « ont divorcé » ensuite.

« Gentleman braqueur »

Isabelle Horlans s’efforce d’analyser les motivations de la surveillante de 27 ans qui fut jugée à Nancy pour une liaison avec un prisonnier de Maxéville. Elle rappelle les trois fois où Laurence, l’épouse du défunt « gentleman braqueur » Patrick Brice, ancien et mythique ouvrier d’Alstom à Belfort, voulut le faire évader, comme Nadine Vaujour essayait de rendre la liberté à son Michel. Les récits de la journaliste passent par la Lorraine et les Ardennes, terres de chasse des Fourniret et Heaulme. Quand on referme l’ouvrage, on se dit que l’amour, à défaut d’être aveugle, trouble parfois les perspectives.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/05/03/de-la-franche-comte-a-la-bourgogne-en-passant-par-la-lorraine-ces-femmes-qui-aiment-des-monstres

samedi 2 mai 2015

Meurtre d'Anaïs : 24 ans après, le dossier est rouvert

En 1991, Anaïs, une fillette mulhousienne âgée de 10 ans, avait été retrouvée morte, étranglée, trois mois après sa disparition. Vingt-quatre ans après les faits, le dossier vient d'être rouvert, grâce à l'opiniâtreté de Thierry Moser, l'avocat du père de la victime.
Les progrès des techniques scientifiques actuelles, notamment en matière génétique, pourraient faire parler des scellés vieux de plus de vingt ans
http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/faits-divers