mardi 4 décembre 2012

Affaire Merah: deux arrestations

Deux personnes ont été arrêtées ce matin, l'une à Albi, l'autre à Toulouse, dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, le tueur au scooter de Toulouse.

Un homme, qui fait partie de la communauté des gens du voyage, a été arrêté à Albi tandis que son ex-compagne était interpellée à Toulouse. Ils sont "susceptibles d'avoir apporté une aide à Merah dans la commission des faits", a précisé cette source.
Le "tueur au scooter" Mohamed Merah a tué trois enfants et un enseignant le 19 mars dans une école juive de Toulouse, ainsi que trois militaires dans cette même ville et à Montauban.
En garde à vue, son frère Abdelkader, seul mis en examen (inculpé) pour "complicité d'assassinat", avait mis les enquêteurs sur la piste d'un troisième homme présent, avec lui et Mohamed, lors du vol du scooter utilisé par le tueur. Mais il a refusé de donner le nom de cet "ami d'enfance" qui n'a toujours pas été identifié.
Abdelghani Merah, le frère aîné en rupture avec sa famille, a, lui, évoqué dans un reportage diffusé par la chaîne M6 l'hypothèse du "troisième homme", suggérant qu'il s'agissait d'une connaissance, "quelqu'un (faisant partie) des gens du voyage".
 

Jeune femme agressée à Clermont-Ferrand : un étudiant présenté au juge

L'agresseur d'une jeune femme de 31 ans, très grièvement blessée à l'arme blanche vendredi dans une résidence étudiante à Clermont-Ferrand, a été déféré lundi au parquet qui devrait le mettre en examen.
Il aurait eu une "pulsion de meurtre". L'agresseur présumé d'une jeune femme de 31 ans, très grièvement blessée par des coups de couteau ou de cutter vendredi, au sein de la résidence universitaire Philippe Lebon, dans le centre de Clermont-Ferrand, a été déféré lundi au parquet. "Nous avons ouvert une information judiciaire et requis sa mise en détention", a expliqué à l'AFP le procureur Pierre Sennès pour qui la mise en examen est très probable dans l'après-midi.

Il s'agit du locataire d'une chambre en résidence étudiante. Agé de 25 ans, il s'en est pris la jeune femme alors que celle-ci dormait. Les coups de couteau ou de cutter l'ont touchée à l'oeil et au cou. "Il reconnaît les faits" et parle d'une "pulsion de meurtre", a indiqué un porte-parole de la police. La jeune femme a été placée dans le coma artificiel et opérée "de nombreuses fois", a ajouté le porte-parole.

Un deuxième homme avait dans un premier temps aussi été placé en garde à  vue samedi, mais a été relâché. L'
agression a eu lieu dans une résidence étudiante du centre-ville de Clermont-Ferrand. La victime rendait visite à un étudiant, selon les premiers éléments.
 

lundi 3 décembre 2012

Strasbourg : 350.000 euros dans une voiture

350 000 euros ont été découverts samedi soir dans une voiture tentant d'échapper à un contrôle de police à Strasbourg, selon les informations recueillies par Europe1.
Dans le cadre du plan anti hold-up mis en place dans la ville à l’approche des fêtes de fin d’année, une patrouille de police a voulu contrôler samedi soir une voiture suspecte. Après avoir tenté de prendre la fuite, le véhicule a été bloqué dans la circulation. Dans la Peugeot 206, les policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain (BST) de la Sécurité Publique ont découvert, cachés sous les sièges, plusieurs sacs contenant des liasses de billets. Au total, 350.000 euros.
Les deux occupants de la voiture ont été placés en garde à vue. Ce sont deux hommes âgés de 26 et 38 ans, originaires d’une cité sensible, connus de la police, notamment pour vols, violences et trafic de stupéfiants. L’enquête a été confiée la Police Judiciaire
 
 

dimanche 2 décembre 2012

Marseille: une figure du milieu écroué

Raymond Milhière, dit "Le Chinois", 61 ans, une figure historique du grand banditisme, a été écroué vendredi pour trafic de cocaïne entre la France et l'Amérique du Sud, avec six autres personnes, a-t-on appris samedi de source policière. Au total, neuf personnes ont été mises en examen vendredi pour "importation de stupéfiant en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Sept ont été écrouées, et deux placées sous contrôle judiciaire.

Elles avaient toutes été interpellées le 26 novembre lors du démantèlement d'un trafic de cocaïne entre la France et l'Amérique du Sud. "Le Chinois" avait été arrêté à Coudray (Eure-et-Loire), au domicile d'une autre figure du milieu. Joseph Signoli, âgé de 75 ans et ancien membre de la French connection, a également été écroué.

Un passeur avait également été appréhendé en possession de 26 kg de cocaïne à l'aéroport de Roissy, alors qu'il revenait du Pérou. Il est le seul à reconnaître les faits, mais "il y a rarement des aveux dans le grand banditisme", avait expliqué le procureur de Marseille, Jacques Dallest, jeudi, avant l'annonce des mises en examen. Cette "très grosse filière" d'approvisionnement était basée à Marseille, avec des livraisons de cocaïne en très grande quantité, par conteneurs, en provenance du Chili, du Pérou et de Bolivie, et des bases de transit situées à Barcelone et Girone.

Le coup de filet a eu lieu après de longs mois d'enquête policière franco-espagnole.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/02/97001-20121202FILWWW00026-marseille-une-figure-du-milieu-ecroue.php

Avocate égorgée à Marseille : "toutes les pistes sont possibles"

"On avait un doute sur les causes du décès, maintenant le doute est levé, il s'agit manifestement d'un acte criminel", a précisé le procureur face à la presse, rassemblée devant l'immeuble où a eu lieu le drame. "Selon les premières constatations du médecin légiste, il s'agit manifestement d'un acte homicide puisqu'on retrouve un grand nombre de coups de couteau, en tous les cas d'objets tranchants, qui ont blessé mortellement la victime", a-t-il ajouté.

Détaillant les blessures, le procureur de la République a souligné que certains coups avaient été portés "sur le côté gauche, dans le dos, à la clavicule", mentionnant également une "plaie très profonde à la gorge". "Quand un avocat est tué, sans doute dans ses fonctions, c'est toute la famille judiciaire qui est blessée et choquée", a-t-il affirmé.

"Reconstituer l'emploi du temps"

Le procureur a ajouté que les enquêteurs auraient désormais à "reconstituer l'emploi du temps" de la victime, "les personnes qui sont venues dans son cabinet dans la journée" afin de situer l'heure du crime. Soulignant que les pistes étaient "multiples", le procureur a avancé plusieurs hypothèses: "ça peut être une personne de passage, un client, un débiteur... Toutes les pistes sont possibles". Une seule certitude : "Les faits se passent dans le cabinet, dans le bureau de cette avocate", a-t-il ajouté, avant de lâcher : "Ce qui est consternant c'est que nous sommes en pleine ville, dans le quartier le plus commerçant". L'autopsie aura lieu samedi matin, a-t-il conclu.

La victime, Me Raymonde Talbot, avait été découverte prostrée, la gorge tranchée, par son associé à leur cabinet de la rue Saint-Ferréol, à quelques mètres du Vieux-Port. La porte du cabinet, situé au 3e étage d'un immeuble, était fermée. Mariée et mère de famille, Me Talbot était originaire de Corse, avec des racines familiales à l'Ile-Rousse (Haute-Corse), selon un de ses amis. Il s'agit de la troisième mort violente en une semaine à Marseille.
 

samedi 1 décembre 2012

L'avocate égorgée à Marseille a tenté de se défendre

"Selon les premières constatations du médecin légiste, il s'agit manifestement d'un acte homicide puisqu'on retrouve un grand nombre de coups de couteau, en tous les cas d'objets tranchants, qui ont blessé mortellement la victime", a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest. "Elle a reçu de nombreux coups profonds qui peuvent avoir été portés par un couteau ou un cutter (...), des coups ont été portés par-dessus les vêtements et la victime présente des plaies de défense aux mains", a-t-il ajouté.
"Quand un avocat est tué, sans doute dans ses fonctions, c'est toute la famille judiciaire qui est blessée et choquée", a-t-il affirmé. Samedi matin, 300 personnes, dont de très nombreux confrères en robe, se sont réunis à la maison des avocats de Marseille pour rendre hommage à Me. Raymonde Talbot. Après une minute de silence, le bâtonnier de la ville, Me Gavaudan, a exprimé sa tristesse et sa profonde émotion face à ce drame, dont les circonstances sont encore floues.
"Plusieurs pistes privilégiées"
L'autopsie qui doit avoir lieu samedi, a déclaré M. Dallest, devrait permettre de déterminer précisément l'heure du drame."Nous travaillons pour l'instant sur une amplitude de plusieurs heures", a-t-il ajouté. Selon une source proche de l'enquête, l'autopsie devrait confirmer que le décès remonterait à la fin de matinée, horaire à laquelle cette avocate a cessé de répondre au téléphone et a la sonnette de son cabinet.
La victime a été découverte prostrée par son associé dans leur bureau de la rue Saint-Ferréol, à quelques mètres du Vieux-Port, en fin d'après-midi. Les circonstances exactes du meurtre sont encore inconnues, mais les relevés d'indices effectués par les techniciens de la police scientifique et technique sont en cours d'analyse, a précisé M. Dallest. "Plusieurs pistes sont privilégiées : un client vindicatif, une personne qui n'est pas un client mais qui est impliquée dans un dossier, un rôdeur qui en veut à l'argent...", a ajouté le procureur. Selon une source proche de l'enquête, plusieurs dossiers étaient jetés à terre dans ces locaux exigus, comme si une fouille avait eu lieu.
Trois morts violentes en une semaine à Marseille
Vendredi, après la découverte du corps, les enquêteurs ont procédé à l'examen des bandes vidéos des cinq caméras de surveillance présentes dans cette rue, très passante, située à quelques mètres du Vieux port. L'heure du décès étant inconnue, de nombreuses heures de vidéos ont été visionnées au PC de surveillance de la police municipale.
Il s'agit de la troisième mort violente en une semaine à Marseille. Depuis 2007, "245 homicides ont été commis à Marseille, dont 75 règlements de comptes", a précisé mardi à l'Assemblée le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
 

Essonne : en garde à vue pour avoir tué un ami

Un homme de 30 ans se trouvait vendredi en garde à vue, soupçonné d'avoir tué au fusil à pompe un autre homme, jeudi soir dans un appartement d'Athis-Mons (Essonne), a-t-on appris de sources concordantes. Vers 23H00 jeudi, cet homme de 31 ans a été retrouvé, tué par balles, dans un appartement d'Athis-Mons, a précisé une source policière.
L'homme qui habite cet appartement, un ami de la victime, est soupçonné de lui avoir tiré dessus avec un fusil à pompe, a précisé une source proche de l'enquête. Selon cette même source, les deux hommes, qui étaient alcoolisés, se connaissaient. Le mis en cause a été placé jeudi soir en cellule de dégrisement, puis en garde à vue vendredi matin. La sûreté départementale de l'Essonne est chargée de l'enquête.